Il faut écouter ceux qui sont en détresse psychologique…et apporter des solutions

 

L’opinion publique est une fois de plus émue par la sordide réalité qui frappe actuellement les fonctionnaires.

Deux cas de suicide en moins de 48 heures, en Moselle : à PUTTELANGE-AUX-LACS et à STIRING-WENDEL.

Qu’est-ce qui poussent les victimes à une telle extrémité ?

Les conditions de travail déplorables et le stress sont-ils des facteurs aggravants le mal-être ?

 

Cédric NKOZO, délégué syndical départemental et délégué du personnel élu à la Mairie de Saint-Avold, assiste, depuis quelques années, à une montée de la détresse psychologique des membres du personnel dans plusieurs collectivités de la Moselle : Amnéville, Behren-lès-Forbach, District Urbain de Faulquemont, Forbach, Hayange, L’Hôpital, Metz, Morhange, Saint-Avold…

Selon lui, beaucoup d’employeurs ne respectent pas leurs obligations en matière de sécurité et de conditions de travail. Certains refusent même de provoquer des réunions CHSCT (Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de travail), pourtant obligatoires (3 réunions au minimum dans l’année).
Le CHSCT contribue à la prévention et à la protection de la santé physique et mentale des salariés et à leur sécurité. Ce comité est nécessaire pour améliorer les conditions de travail, ainsi que l’adaptation et l’aménagement des postes de travail. Il participe notamment à faciliter l’accès des personnes handicapées à tous les emplois et favoriser leur maintien dans l’emploi au cours de leur vie professionnelle. Il veille aussi au respect des dispositions légales et réglementaires relatives au domaine de compétence du CHSCT.

« Après chaque accident de service (travail) ou situation dangereuse pour le personnel, la législation exige qu’une réunion du CHSCT soit provoquée; or, aucune réunion n’a été provoquée en 2017 à la mairie de Saint-Avold. Le signal d’alerte ne cesse pourtant de retentir dans les différents services de la commune.». Dixit, Cédric NKOZO.

La prévention des suicides au travail passe d’abord par une démarche globale de prévention des risques psychosociaux et, en cas de passage à l’acte, par une analyse de l’acte suicidaire.

Le secteur de la santé et de l’action sociale est le plus touché, il présente le taux de mortalité par suicide le plus élevé. La profession la plus touchée est le métier de policier (5ème cas de suicide depuis le 1er janvier 2018).
Les autres secteurs sont, l’administration publique, la construction, l’immobilier. A l’inverse, les secteurs de la production et de la distribution d’électricité de gaz et d’eau ainsi que celui de l’éducation (hormis les enseignants de la fonction publique d’Etat) présentent les taux d’incidence les plus faibles.

Enfin, beaucoup moins médiatisés que pour les autres secteurs, les suicides d’agriculteurs semblent être pourtant une réalité bien tangible. Les chiffres de l’Institut de veille sanitaire (InVS) en témoignent : 485 suicides d’agriculteurs ont été répertoriés de 2007 à 2009, avec une dominance de suicides masculins (417 hommes et 68 femmes). Selon la même source, en France, un agriculteur se suiciderait tous les deux jours en France.

 

l’équipe des Rédacteurs ACPN-CM

 

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  1. pp2kzr

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