Le cœur des villes, c’est là où bat le cœur des consommateurs et des contribuables

 

 

Ce sont les mêmes (ou leurs semblables) qui ont facilité l’implantation des grandes marques de distribution en proche périphérie des villes, et qui, aujourd’hui, nous proposent d’utiliser l’argent des contribuables avec « l’intention » de redynamiser le centre de quelques villes.

Dès l’annonce du gouvernement de son « action cœur ville » dotée de 5 milliards d’euros, on a vu que certains charognards professionnels se poussaient déjà du coude pour avoir une part du gâteau et ce, sans qu’il y ait un plan de bataille bien défini, ni même l’orientation d’un début d’esquisse. Cela est d’autant plus inquiétant, que nous doutons fort que les consommateurs et contribuables, puisqu’il s’agit de leur qualité de vie, mais aussi de leur argent, aient un droit d’intervention quelconque dans tout ça !

Loin de moi l’idée de cracher sur un juste retour du fruit de nos impôts, même si les autres villes, non sélectionnées, vont se sentir lésées à juste titre, mais il nous semble que la problématique est tout autant politique que financière.

En effet, le fait d’avoir favorisé l’implantation de grandes surfaces en périphérie immédiate des villes, avec des parkings gratuits, avec des prix plus bas, avait déjà détourné une grande partie de la clientèle des commerces du centre des villes, bien sûr, ce constat tout un chacun a pu le faire. Mais de plus, beaucoup de « franchisés » de grandes marques d’habillement, de restauration et autres, ont suivi cette clientèle. Ils ont pu ouvrir, avec l’autorisation des pouvoirs publics, des magasins dans les galeries commerçantes attenantes aux grandes surfaces. Et même si les prix ne sont pas plus bas que lorsqu’ils étaient au centre des villes, les clients bénéficient, là aussi d’un parking gratuit. On peut penser que cette situation a fini d’étouffer l’âme de nos villes.

Après ce constat, on peut donc affirmer que, même s’il n’est pas le seul, un des éléments majeurs de la problématique des commerces des villes, est le parking.

Sur ce plan, les décideurs n’ont pas su donner les mêmes chances aux commerces des centres villes, qu’ils en ont donné à la grande distribution et aux grandes marques.

Pour «jouer» à armes égales, peut-être aurait-il fallu avoir la volonté d’étudier la possibilité d’installer aux différentes entrées des villes, le plus près possible du centre, plusieurs parkings gratuits, avec suffisamment de places, ou tout au moins avec un délais de gratuité conséquent. Il serait aussi intéressant de rendre les rues, les plus commerçantes, piétonnes.

Aujourd’hui, tant pis pour celui qui a rendez-vous chez un médecin ou chez un spécialiste et qui dépasse le délais de son temps imparti, comme cela arrive souvent. Surtout qu’à Saint-Avold, la municipalité court après les rentrées d’argent et elle a fignolé la répression avec un équipement sophistiqué. Son coût doit être certainement très élevé, et l’on aimerait bien en connaître le montant.

On sait que, pour les malheureux contrevenants, des recours gracieux adressés à la mairie seront possibles, mais difficiles à bénéficier pour ceux qui n’appartiennent pas au cercle du copinage municipal. Car on a une petite idée, in fine, à qui appartiendra la décision finale. Ceci rendra le système encore plus inéquitable et favoriser un clientélisme électoral déjà très en vigueur dans notre ville.

 

Bref, tout est fait pour empêcher une attractivité commerciale à Saint-Avold et ainsi de fidéliser la clientèle aux commerces du coeur de notre ville.

D’autres actions sont aussi à étudier.

– Notamment, certains petits commerçants ou artisans se plaignent de ne pouvoir avoir pignon sur rue dans le centre ville, du fait des loyers commerciaux trop élevés. Les gros propriétaires de locaux n’attendent pas après cette rentrée d’argent pour vivre, ils préfèrent laisser leurs locaux vides, plutôt que de proposer un prix de loyer abordable. Ils participent ainsi, à l’appauvrissement de l’offre commerciale dans notre ville. Il serait nécessaire de définir un niveau de taxe pour les friches commerciales , afin d’inciter ainsi tout le monde à participer à la lutte contre la désertification du petit commerce dans le centre de Saint-Avold, afin d’assurer une meilleure qualité de vie pour les Naboriens.

– Nécessité aussi pour que Saint-Avold retrouve son niveau d’habitants de 1995 (environ 18000 âmes), tout en préservant le cachet de notre ville, cela pourrait être un plus et faire du bien à la vie commerciale du centre ville. Il y a encore des possibilités pour que cela soit possible. Il faut s’interroger pour quelles raisons de nombreux logements sont toujours inoccupés à Saint-Avold , ainsi que les raisons pour lesquelles certains propriétaires de terrain, en périphérie de la ville, ne peuvent plus obtenir l’autorisation de construire.

À mon avis, toutes ces actions menées conjointement, devraient pouvoir redonner une vie conviviale, sociale et commerciale au centre de Saint-Avold.

 

Rédacteur(s) Le Petit Naborien

 

 

Comments
  1. Bazin

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