Une ferme dans la ville.

Lorsqu’il m’a montré cette photo, je me suis écriée intérieurement, mais comme c’était joli !


Avant, il y avait une ferme, avec un grand porche un peu comme celui-ci :

Maizières les vic.

Vous aviez une ferme dans la ville !

Est-ce que les anciens peuvent nous raconter, ceux qui avaient 15 ou 20 ans, lorsque cette ferme a été détruite ?

Comment c’était, ce qui se passait, comment se passait une journée. Bientôt ils ne seront plus là. Et pourtant, on va en avoir besoin de leurs savoirs et savoirs-faire, lorsque notre Terre sera confrontée à l’effondrement, d’ici quelques années (on parle de 2020, 2030).
Aujourd’hui, alors que l’on se demande comment on va nourrir les habitants des villes, totalement dépendants, on utilise cette phrase « une ferme dans la ville » et l’on invente de
nouveaux concepts « shop 100 % fermier et authentique », virtuels, pour écouler les marchandises de nos paysans qui se meurent eux aussi, sous l’impératif de cette satanée économie néo-libérale. Ils se font rares au marché, où pourtant autrefois l’on achetait principalement sa nourriture.
Vous aviez une ferme, et vous l’avez remplacé par ces mochetés en béton et métal, posés sur une conduite de gaz qui tout d’un coup est devenue dangereuse. Quelles collusions pour en arriver à
cette conclusion ! En face, il y avait un grand café, hôtel qui avait repris du service, et quelques grandes maisons d’habitation. Voyez la nouvelle mocheté discount qui les a remplacés, juchée sur
un remblai qui je l’espère sera solide, car gare à ceux qui habitent en dessous. Dans la région, on semble peu se soucier du pouvoir de l’eau.

Et voici que de l’autre côté de la rue, on a encore rasé une maison. Mais enfin, qui est aux commandes de ce navire fou, qui fonce prêt à s’exploser sur le mur de l’effondrement ?

Qu’est ce qui les fait courir, qu’est-ce qui les fait signer tout et n’importe quoi, qu’est ce qui les fait obéir aveuglément aux ordres ?

On y réfléchit.

(K)assandre – novembre 2018

PS ; Un requiem pour les casernes dont j’ai pu constater l’absence aujourd’hui. Le pays
naborien est devenu triste et moche.

 

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