Le Grain de sel

Né en mars 2007, le Grain de sel,  http://www.graindesel-saulnois.com/ était un média local libre qui informait ceux qui se connectaient sur son site.

 

« Depuis sa création, Grain de sel a connu trois versions, publié près de 6500 articles, vu défiler 3 390 000 visiteurs et présenté plusieurs dizaines de milliers de commentaires d’internautes concernés, énervés, moqueurs, cruels, anonymes, drôles, lourds, graves, poétiques……. » La dernière page a été écrite le 31 juillet. C’était un journal d’informations tant culturel, que social, que solidaire, qu’écologique, que rassembleur, qui a fait les portraits des centaines de personnes qui entreprennent sur le territoire. C’était aussi une tribune qui permettait aux lecteurs de poster des commentaires et donc de s’exprimer librement. C’était aussi, tel un grain de sable dans un rouage, un déclencheur d’alerte, un investigateur, un colporteur d’idées, et un révélateur d’affaires parfois discrètes. Couvrant depuis quelques années tout le Saulnois, vaste communauté de communes voisine, il permettait au lecteur de découvrir ce qui était discuté dans les instances, communales ou communautaires, pourtant publiques, mais si peu fréquentées par les administrés, où, l’avenir du territoire se joue, faisant et défaisant, ce qui parfois ne sont que gros plan « foireux » . Les initiés sont triés, comme partout : politiques, médias économiquement tributaires de leurs actionnaires, intérêts privés de l’industrie, du commerce et de l’agriculture, seuls sont informés.

Il faut oser, avoir du courage pour braver le silence, et inlassablement transmettre l’information juste et vérifiée, quotidienne, et non pas seulement celle qui va faire l’audience.

Le flambeau est disponible, le Saulnois n’a plus de média libre spécifique à son territoire. Faut-il essayer de comprendre la presse locale et ses retenues ?

Faut-il colporter les nouvelles ?

Faut-il prendre notre avenir en main et refuser de donner carte blanche à quelques uns ?

Faut-il, avec juste un petit papier, remettre les clés de la cité à des intérêts privés, dissimulés sous une cape de respectabilité ?

Faut-il parce que l’une des promesses est plaisante, nier toutes les autres plus néfastes ?

 

« L’atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s’ils en sortent corrompus. N’abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas !

Au lieu de confier vos intérêts à d’autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d’action futur,  agissez !

Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c’est manquer de vaillance. »

Elisée Reclus-Lettre à Jean Grave – 1885

 

Rédacteur le petit Naborien

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