Pas de confinement pour les dividendes

 

À travers cette crise sanitaire, on peut constater toute une multitude d’élans d’humanité, de solidarité. Cela va des applaudissements, de remerciements envers le personnel de santé, à la mise à disposition gratuitement, d’une voiture, d’un logement, ou de repas, en passant même par une collecte pour soutenir ce même personnel.

Les bénévoles du Secours Populaire Français prennent aussi des risques en assurant toujours, dans cette période difficile, une distribution alimentaire pour les plus démunis, encore plus démunis du fait de cette situation. Dans beaucoup d’autres activités le personnel prend tout autant de risques, comme par exemple le personnel des commerces alimentaires, indispensables.

À travers ces manifestations de solidarité, c’est avec un sentiment de satisfaction, presque de soulagement que l’on constate qu’il y a encore beaucoup d’humanité chez beaucoup d’humains.

Par ailleurs, mars, avril et mai, est la période où se tiennent les assemblées générales dans les grands groupes. Ces assemblées sont les moments ou les actionnaires décident de se partager la galette. Cette galette qui a été gagnée par celles et ceux qui sont toujours sur le terrain pour que notre pays puisse continuer à vivre, malgré tous les risques.

Malgré les fébriles recommandations du Ministre des finances, qui a encouragé les dirigeants à faire preuve de modération en la matière cette année, c’est sans aucun scrupule que les actionnaires de BNP Paribas et de la Société Générale, ont déjà décidé de se partager le gâteau. Combien d’autres vont les suivre ? Pour mémoire, en 2019 les dividendes des entreprises du CAC 40 se sont montés à 49 milliards, plus 11 milliards en rachats d’actions.

Ainsi, ils vont continuer à se gaver pendant que certains salariés sont au chômage technique, pendant que des artisans et petits commerçants sont obligés d’arrêter leur activité, certains définitivement.

Ils vont continuer à se gaver, pendant que notre pays manque d’équipement et de moyens pour faire face à cette épidémie.

Non monsieur le Ministre, ce n’est pas une recommandation qui doit être à l’ordre du jour, mais bien une réquisition.
N’est ce pas la décision qui serait prise en état de guerre ?

Même cette Europe, que le capital a construit à son service, est en train de battre de l’aile. Il est vrai que quand il n’y a plus d’os à ronger les loups se bouffent entre eux.

Le malheur de cette pandémie, nous prouve que pour le bien de tous, il nous faut à tout prix une société de solidarité, une société unitaire, une société de justice sociale.

 

Désiré

 

 

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