GAZ de couche suite…

 

GAZ COUCHE SUITE…
UNE ENQUÊTE PUBLIQUE BIEN PRÉCITÉE

La Française de l’Énergie : un véritable aspirateur à subventions, directement relié aux coffres forts de ses actionnaires.

Cette société, avec un actionnariat international, entretient un flou magistral dans l’information de ses activités.

Elle vient de demander un permis d’exploitation de gaz de charbon et annonce dans le dossier sa volonté d’effectuer entre 300 et 400 forages. L’entreprise envisage de labourer le sol de Moselle-Est, plus précisément le secteur de Saint-Avold – Faulquemont. Tout ceci, accompagné bien sûr de substantielles subventions publiques et divers prêts.

 

Le fair-play de la Préfecture est à revoir !

A la mi-août, la Préfecture a envoyé des dossiers aux communes concernées, pour qu’elles rendent un avis sur le sujet avant le 18 septembre 2020. Un délai déjà très court, en pleine période estivale, à l’approche de la rentrée des classes et dans l’ambiance du covid-19. On ne fait pas mieux pour travailler dans la sérénité.

D’autre part, les communes qui n’ont pas eu le temps matériel d’organiser une consultation, seront automatiquement considérées comme favorables, alors qu’il aurait été plus juste et démocratique de prolonger le délai.

Démasquée dans son secteur initial

Le secteur de Forbach lui étant devenu un territoire inhospitalier, la Française de l’Énergie a prévu de transférer son siège social dans le secteur de Faulquemont où elle y trouverait apparemment des soutiens. Les élus de Faulquemont et ses environs seraient-ils plus malléables que leurs homologues pour ouvrir les portes à une entreprise qui se fiche des risques sanitaires et environnementaux ? D’où l’intérêt pour les habitants de participer en nombre à l’enquête publique. Après il sera trop tard !

Des centaines de milliers d’euros, issus de nos impôts, comme s’il en pleuvait :

– 500 000 euros de subventions publiques de la Région ont été attribués à la Française de l’Énergie.

– 1 245 500 euros ont été accordés à l’Université de Lorraine pour un projet de recherche du Laboratoire GéoRessources.
Ce projet appelé RéGaLor (Ressources Gazières de Lorraine) a pour objectif de « quantifier et définir les conditions d’exploitation du gaz de houille en Moselle ». On peut se demander si la finalité n’est pas plutôt de soutenir l’entreprise ?

A titre d’exemple : les chercheurs ont préparé une exposition appelée « du gaz dans le charbon ». Cette exposition devait se tenir à partir du 2 octobre 2020 dans une galerie commerciale de Longeville-les-Saint-Avold, mais grâce au bon sens du directeur et des commerçants elle a été annulée.

Bien qu’annulée, cette exposition nous interpelle sur plusieurs points :

– On ne s’attend pas à voir des chercheurs utiliser des subventions publiques afin d’organiser une exposition pour soutenir l’entreprise et ses activités. Ça pose la question de la neutralité de la recherche scientifique.

– C’est bien de vouloir informer les habitants de notre région qu’il y a du gaz dans le charbon, alors que cela fait près de 150 ans qu’ils le savent !

– Curieusement, cette expo tombe pile poil dans la période de l’enquête publique.

– Cette expo est une véritable campagne de marketing pour soutenir la Française de l’Énergie, toujours avec nos impôts et ainsi marteler l’esprit des citoyens.

 

 

Il appartient aux citoyens de faire entendre leurs voix dans l’enquête publique en cours jusqu’au 13 octobre.

https://www.enquetes-publiques.com/Enquetes_WEB/FR/EP20315/Deposer.awp

Phoenix

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